Une terre domptée
L’impression première d’un territoire sauvage est trompeuse. Les cultures du châtaignier et du mûrier ont façonné le paysage et l’habitat des vallées cévenoles.
Afin de cultiver le châtaignier, arbre fruitier qui fut une source de subsistance pendant des siècles, les Cévenols ont généralisé la construction de terrasses en pierres sèches, appelées faïsses ou bancels, et produit un énorme travail de drainage des eaux. Des canaux, les béals, acheminent l’eau sur plusieurs kilomètres. Cette œuvre phénoménale explique que l’on parle de « paysage construit ».



